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Jeudi 25 juin 4 25 /06 /Juin 16:30

C'est la fin (provisoire ?) de ce blog consacré au travail des élèves du lycée François Mauriac-Forez d'Andrézieux-Bouthéon en histoire-géographie et éducation civique juridique et sociale.

 

C'est aussi l'occasion de faire un rapide bilan de cet outil mis en place en septembre 2005 par François Arnal pour mettre à l'honneur nos disciplines en valorisant notamment le travail réalisé par les élèves de ses classes, dans et surtout en dehors de l'établissement.

A ce jour, jeudi 25 juin 2009, plus de 370.000 pages ont été vues, dont 22.800 en mars 2008, le mois record pour la fréquentation de ce blog (la journée record étant le 7 décembre 2007 avec 1318 pages vues). Au total, le nombre de visiteurs sur les 4 ans de fonctionnement du blog approche les 100.000, ce qui représente environ 3.000 classes d'une trentaine d'élèves.

Aujourd'hui, le deuxième animateur du blog quitte également le prestigieux établissement de la Loire... pour une autre destination, fort peu lointaine au demeurant, et où il aura tout loisir de croiser l'instigateur de cet outil de relation entre l'école et l'enseignement. Il remercie chaleureusement l'ensemble des élèves qui, par leurs productions, spontanées ou non, ont permis d'alimenter le blog et d'en faire un espace d'échanges et de mutualisation. Si l'image de l'enseignement de l'histoire-géographie a pu évoluer aux yeux des rédacteurs et des lecteurs, cette initiative aura été tout sauf vaine ! 

Je ne résiste pas au plaisir de remettre cette image du château de Versailles, prise lors de nos voyages scolaires où étaient conviés quelques professeurs de bon aloi et... une centaine d'élèves ! (mars 2007)

Par Gilles Sabatier - Publié dans : Espace de libre publication d'Hgfme
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Samedi 23 mai 6 23 /05 /Mai 15:31

Corentin et Jessy ont travaillé sur la présence française dans le monde d'aujourd'hui. Leur réflexion achève ce tableau de la place de la France dans le monde depuis 1958.

   Malgré un territoire modeste (550.000 km²) et une population faible (63 millions d'habitants), par rapport à d'autres pays, comme la Chine ou l'Inde (plus d'un milliard d'habitants), la France occupe une place importante dans les relations internationales et dans le monde. Cela s'explique par son passé de puissance coloniale et à l'héritage des droits de l'homme qu'elle souhaite défendre. Comment cherche-t-elle à occuper une place importante dans les relations internationales et dans le monde d'aujourd'hui ?

   L'influence culturelle est due notamment à la présence de nombreux français (1,1 million en 2002) à l'extérieur du territoire national. La langue française est l'une des plus parlées dans le monde, en 5ème position avec 290 millions de locuteurs, bien loin toutefois du mandarin avec ses 1 milliard de pratiquants. Mais, contrairement à d'autres, la langue française est l'une des rares à être parlées dans toutes les régions du monde, surtout en Afrique noire et du Nord. C'est un héritage de la colonisation. La culture occupe une place importante aux yeux de l'Etat français et a toujours été privilégiée, notamment lors des négociations internationales (défense de l'exception culturelle française à l'OMC). On note la présence d'une radio française internationale (RFI) et aussi d'une chaîne de télévision, TV 5. De plus, cette culture est partagée et répandue avec la politique de la francophonie, qui ne se limite pas à la défense de la langue française mais veut aussi tisser des alliances culturelles et diplomatiques entre les espaces francophones (sommets de la francophonie où de nombreux pays sont présents).

   L'influence politique française est d'abord visible du fait de la possession de territoires d'outre-mer. Cela permet à la France de posséder des bases militaires et des positions stratégiques sur les mers et océans. De plus, la France est détentrice de vastes zones de pêche grâce à ses possessions (Z.E.E). Ces points stratégiques lui permettent aussi de rayonner sur les ondes au Canada, en Amérique du Nord (avec le Québec et les Caraïbes), en Amérique du Sud (avec la Guyane), en Océanie (avec la Polynésie), en Afrique centrale. La France est également importante dans les relations politiques mondiales. Elle possède un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU mais participe à son budget ordinaire à hauteur seulement de 6 à 7% seulement, largement derrière l'Allemagne près de 10% et surtout des Etats-Unis, plus de 22%. Enfin, l'expansion de l'Union européenne permet d'étendre encore plus les relations dans le monde entier.

La France possède la seconde Zone Economique Exclusive au monde (de 200 à 350 km au large des côtes), avec plus de 11 millions de km². La gestion durable de cet espace sous responsabilité française est un enjeu mondial. La Nouvelle Calédonie dispose d'une Z.E.E de 1 740 000 km². C'est une étendue marine qui fait plus de trois fois la superficie de la France.

Par Corentin Courbon-Gallot, Jessy Lebienvenu - Publié dans : Terminale S 4
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Vendredi 22 mai 5 22 /05 /Mai 17:04

Voici le travail de Cyril, Joris et Brice sur la place qu'a occupée la France dans la construction de l'Union européenne, entamée dès 1957.

   La France est l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne, apparue à partir de 1957. Elle joue donc un rôle très important dans le développement européen, de 1957 à nos jours. Depuis 1957, comment a évolué ce rôle dans la construction européenne ?

   Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe est affaiblie et est à reconstruire. La récupération de la construction européenne par la France lui permettrait de faire face à la perte de puissance due à la disparition de son empire colonial, à l'émergence du Tiers-Monde (nationalisation du canal de Suez en 1956 au détriment de la France et du Royaume-Uni). De plus, elle doit composer avec les deux Grands que sont l'URSS et les Etats-Unis, dans un contexte de guerre froide où elle se retrouve marginalisée. 
 
   A la suite du traité de Rome, en 1957, le général de Gaulle envisage une Europe à six, dominée par l'axe franco-allemand (France-RFA). En effet, il se méfie d'une extension trop importante de l'Union, qui aboutirait à une perte certaine de pouvoir par la France. Il est ainsi opposé à l'entrée du Royaume-Uni, en 1963, en faisant valoir le droit de veto de la France. Il voit dans le Royaume-Uni le cheval de Troie américain en Europe. Cependant, ses successeurs ont finalement été plus favorables à l'élargissement de la communauté européenne.

    Ainsi, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ont poursuivi l'oeuvre du général de Gaulle en matière européenne mais en incluant en 1973 le Royaume-Uni (Europe des 9), l'Espagne et le Portugal en 86 (Europe des 12)... En 1992, François Mitterrand organise un référendum sur un sujet européen. Avec 51% de "oui", le traité de Maastricht entre dans la Constitution de la France. Le président socialiste a aussi contribué au renforcement du noyau dur de l'Europe en privilégiant l'entente et la réconciliation franco-allemande, comme en 1984, où il se recueille avec le chancelier Kohl, à Verdun.

   Toutefois, la position de la France en Europe connaît aussi certains revers. En effet, l'élargissement, bien que renforçant la puissance globale européenne, réduit aussi l'influence des pays fondateurs dans les décisions européennes. De plus, les alliances militaires ont toujours été un échec, comme en 1954, où l'Assemblée nationale avait rejeté le projet de communauté européenne de la défense. Enfin, les Français paraissent plus distants avec la construction européenne. Cette tendance s'est confirmée en 2005 quand le peuple français a répondu "non" au référendum instaurant une constitution européenne.

   L'élargissement de l'Union entraîne donc un accroissement de la puissance de cette alliance mais elle a pu aussi réduire l'influence des pays que la composent et espéraient, comme la France, restaurer avec cette union leur influence politique et diplomatique.

Lors du 26e sommet franco-allemand de Bonn, le Chancelier de la RFA Helmut Schmidt et le Président Valéry Giscard d'Estaing, tous deux élus en mai 1974, insistent sur la coopération dans le soutien à l'activité économique. C'est à partir de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing que l'on peut vraiment parler du "couple franco-allemand". Source : la documentation française

Par Brice Colombier, Joris Mangel, Cyril Brunon - Publié dans : Terminale S 4
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Vendredi 22 mai 5 22 /05 /Mai 10:27

Khaled et Lorraine ont travaillé sur la façon dont la France a tenté de faire face à la perte de son empire colonial, pour maintenir malgré tout son influence, sur le continent africain, notamment.

 

  En 1958, la France a déjà perdu l'Indochine par une guerre, le Maroc et la Tunisie, et est en pleine guerre d'Algérie. Depuis cette date, comment la volonté de puissance de la France dans le monde a-t-elle survécu à la perte de son empire colonial ?

 

   Bien avant 1958, le processus de décolonisation s'est déclenché en Afrique. Pour faire face à cette volonté d'indépendance, la France, avec à sa tête le général de Gaulle, a décidé de mettre en place la Communauté française, une alternative à l'indépendance. Cette Communauté française consiste à accorder aux colonies leur autonomie interne tout en laissant la France gérer la défense, les domaines économiques, la politique étrangère, la monnaie et la justice. Le général de Gaulle invita les colonies à voter par référendum à ce projet. Douze territoires d'Afrique noire et Madagascar acceptèrent d'entrer dans cette Communauté. Mais, dès 1960, des mouvements contestataires demandèrent l'indépendance totale, qui fut obtenue sans violence et donna lieu à la création d'Etats comme la Côte d'Ivoire. Mais parallèlement à ces indépendances concédées, l'Algérie, en situation de guerre depuis 1954, ne fut indépendante qu'en 1962.

   Malgré ces mouvements indépendantistes, les anciennes colonies d'Afrique noire ont conservé le bénéfice de l'aide de la France à travers la politique de coopération. Cette politique permet de conserver des liens importants avec elles. Elle présente des avantages pour les anciens pays d'Afrique colonisés, aux points de vue politique, économique et humain. Elle a instauré par exemple le franc CFA qui facilite les échanges entre les pays. Pour la France, les avantages sont surtout une place majeure dans les échanges (en matières premières par exemple) et une présence permanente sur un autre continent.

   Cependant, cette coopération a des limites, notamment au niveau de la politique extérieure de la France. En effet, on a constaté au cours de l'histoire que la France n'est pas intervenue pendant le génocide du Rwanda en 1994 ou lors du putsch de 1999 en Côte d'Ivoire. Ces événements, parmi tant d'autres, ont gravement altéré le prestige de la France en Afrique. La France est ainsi accusée d'assurer uniquement ses prores intérêts, en aidant ses ressortissants, comme lors des émeutes au Gabon en mai 1990, sans se préoccuper du sort des populations africaines.

Le président Jacques Chirac avec Idriss Deby Itno de la République du Tchad sur le perron de l'Elysée en 2006. La France est régulièrement accusée de soutenir les dictatures africaines en faisant valoir des accords de défense issus de la politique de coopération, qui pour les opposants au pouvoir, permettraient en fait à l'armée française d'intervenir en cas d'agitations intérieures.

Par Khaled Ziani et Lorraine Castellanos - Publié dans : Terminale S 4
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Jeudi 21 mai 4 21 /05 /Mai 18:45

Voici le travail de Matthieu et Mathilde qui s'intéressaient à la manière dont la politique extérieure de la France a évolué sous la Ve République, c'est à dire depuis 1958.

  Le général de Gaulle devient en 1958 le premier président de la Ve République. La nouvelle Constitution augmente les pouvoirs du président et la politique extérieure devient une de ses charges les plus importantes. Le général de Gaulle a eu une action forte en matière de politique étrangère : quelles sont les caractéristiques de sa politique et ses successeurs s'en sont-ils inspirés ?

   Le contexte politique du début de la guerre froide a fait que la France a adhéré à l'OTAN en 1949 et accepté le plan Marshall en 1947. Cependant, l'une des priorités de Ch. de Gaulle est l'indépendance de la France économiquement et militairement, vis-à-vis d'autres pays, comme les Etats-Unis. En effet, la France se dote d'un sous-marin à propulsion nucléaire en 1967 qui renforce son indépendance militaire. Elle quitte également en 1966 le commandement militaire de l'OTAN, tout en restant dans cette alliance. De Gaulle souhaite appliquer aussi une politique de non-alignement à l'égard des deux grands blocs, comme il le dit dans son discours à Phnom Penh en 1966, lorsqu'il soutient la neutralité du Cambodge dans la guerre du Vietnam. Enfin, il souhaite une meilleure unification et coopération entr les pays de l'Europe (discours de 1965).
    Au cours des années 70-90, ses successeurs ont parfois appliqué une politique en accord, dans les principes, avec celle de De Gaulle mais ont aussi pris des décisions s'y opposant. Tout d'abord, la politique étrangère de la France a toujours visé la défense de la paix mais sans exclure parfois des interventions militaires comme en 1991 avec la décision prise par F. Mitterrand d'intervenir dans la guerre du Golfe. Jacques Chirac en 2003 refusa par contre de participer à la guerre d'Irak et ne s'aligna pas sur la politique interventionniste américaine. La France a également poursuivi le mouvement d'unification de l'Europe (ratification du traité de Maastricht en 1992). Les différents successeurs du général de Gaulle (Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy) ont aussi utilisé l'ONU pour tenter d'élargir l'influence de la France et faire passer leurs idées. Mais, contrairement à ce que souhaitait le général de Gaulle, cela a eu pour conséquence de voir la France régulièrement s'aligner sur les décisions de l'ONU et de n'agir pratiquement plus que sous son couvert. D'où une certaine remise en cause de l'idée d'indépendance de la France aux yeux du monde.

Lancé en mars 1967 à Cherbourg en présence du Général De Gaulle et entré en service au sein de la force océanique stratégique en 1971 , le Redoutable a été le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) en France. Désarmé en 1991 il est aujourd'hui le principal centre d'intérêt de la cité de la mer à Cherbourg. Source : Normandie-Zoom

Par Matthieu Gallais, Mathilde Courault - Publié dans : Terminale S 4
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Lundi 9 mars 1 09 /03 /Mars 17:31

A travers leurs écrits, comment les soldats de 14-18 ont-ils rendu compte de leur plongée dans la guerre ?

L’importante correspondance entre les soldats et leur famille, lors de la première guerre mondiale, est une première historique. L’ampleur qu’a pris ce moyen de communication s’explique par les progrès en matière de scolarisation, notamment en France. Malgré des fautes d’orthographes plus ou moins nombreuses, ces lettres sont le seul lien entre l’arrière et l’avant. Elles sont également le témoignage de combattants parvenus jusqu’à nous. Nous pouvons alors, nous demander comment ces soldats de 14-18 à travers leurs écrits ont  rendu compte de leur plongée dans la guerre.


Lors de la première guerre mondiale, les conditions d’écriture dans les tranchées étaient défavorables. Les soldats écrivaient sur des bouts de papiers envoyés par les familles parfois même sous la pluie, dans la boue et sur leur genoux. Le plus souvent, ils écrivaient pendant leur pause, car cela leur demandait une certaine concentration qu’ils ne pouvaient avoir au front à cause des fusillades, des sifflements d’obus au dessus de leur tête. Cela leur demandait également une totale présence d’esprit étant donné qu’ils communiquaient avec leurs proches. De plus, on leur affligeait des contraintes d’écriture qu’ils devaient respecter sous peine d’être soumis à la censure.

Soldat écrivant dans une tranchée, site de l'Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD), ministère de la Défense.  

 
         Ces misérables conditions d'écriture, et donc de vie, entraînent deux réactions chez les soldats : une autocensure dans leur correspondance ou à l'inverse des écrits détaillant leur quotidien. Cela dépend de leur propre personnalité. La première réaction s'explique par différents facteurs :

  • des recommandations faites aux soldats sur les cartes postales leur interdisent d’indiquer leur situation (principalement en début de guerre et pour les prisonniers)
  • la connaissance de la censure du contrôle postal qui suscite de la peur
  • la volonté de préserver leur entourage.
    Quant à la deuxième réaction, on la trouve principalement dans des cahiers de guerre c'est-à-dire des carnets de bords tenus par les soldats sous forme de notes et mis au propre, parfois, à leur retour. Ces écrits permettent de rentrer dans l'intimité des poilus et sont de fidèles témoignages du quotidien des tranchées. On retrouve aussi ces détails dans des lettres parfois très virulentes qui ont échappé à la censure. En effet, il était impossible de tout vérifier et ce que l'on trouve au dos de cette carte postale  en témoigne :
     Carte postale du 30 mai 1917 (archive d'E. Besset). Ecrit au dos : « Les désolations dont je suis témoin et dont ce qui est ci-contre peut vous donner une idée car cette orgie de ferrailles et de briques amoncelées est l'œuvre satanique des Huns » (c'est-à-dire les Allemands). Ce document montre l'immense hostilité de son auteur à la guerre. Par ailleurs, la photo de la carte choisie n'est pas anodine puisqu'elle montre clairement les dégâts de la guerre. Du fait de l'habileté de la syntaxe, on peut se demander si cette personne n'était pas plus instruite que la plupart des soldats qui étaient agriculteurs. Néanmoins, d'autres lettres apparaissent plus nuancées par des formules telles que « mais je vais bien » dans le but de ménager le destinataire.

          Grâce à ces correspondances, les soldats arrivent à rester en contact avec leur famille ce qui, malgré l'éloignement permet une certaine proximité. Le réconfort apporté aux soldats est aussi vital, car c'est un appui que leur donnent les familles. Les colis reçus par ces derniers participent aussi à cette solidarité ; on y trouve vêtements, nourriture, « mandats » (petites sommes d'argent d’environ 20 francs) et papier à lettres . Les textes, quant à eux, contiennent pour la plupart des nouvelles de l'entourage, ce qui procure aux soldats de la motivation. Cette correspondance devient alors une habitude et la famille, recevant des nouvelles, est en quelque sorte apaisée. Même si les soldats n'ont pas le droit de divulguer les informations concernant leur position, le contenu autorisé est suffisant pour apporter un peu de réconfort en période de guerre. Pour les soldats qui n'avaient pas ou plus de famille une "marraine de guerre" leur était attribuée, ce qui montre l'importance de cet échange. Il est alors important de garder contact avec le reste du monde.

 

         Ces lettres, cartes ou cahiers sont donc de riches témoignages de cette période. Ils relatent la vision de guerre des poilus qui se dégrade au fil des années. Malgré cela et les mauvaises conditions de vie, le soutien apporté par les familles joue un rôle très important dans le moral des soldats.

Par A. Brun, C. Desclavelières, S. Sauzet - Publié dans : Première L
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Lundi 9 mars 1 09 /03 /Mars 16:55

Comment à travers les uniformes, l'armement du soldat, peut-on appréhender le caractère planétaire de la Grande Guerre ?


Tout au long de cette guerre, les uniformes des soldats qui ont été impliqués n'ont fait qu’ évoluer pour s'adapter plus ou moins à la situation. Nous notons parmi les principaux uniformes: allemand (vert-de-gris), anglais surnommés les « Tommies » (en marron et leur casque en soucoupe), les « zouaves » algériens (costume bleu marine et sarouel rouge), les américains surnommés les « Sammies » en kaki marron et chapeau et les russes (bleu kaki). La diversité de tous ces uniformes montrent que beaucoup de pays interviennent et qu'on peut parler de guerre planétaire.

Par exemple plus précisément:  l'évolution de l'uniforme français. En 1914, les Français s'attendant à une guerre comme ils l'avaient toujours vécue c'est à dire une grande offensive c'est pour cela qu'ils partent en guerre avec l'uniforme habituel : le pantalon rouge et la veste bleue marine ainsi que le képi. Mais dès 1915, ils se rendent vite compte que la guerre qui est en train de se dérouler sera une guerre de front et qui durera. Dans ces conditions, la discrétion et le camouflage sont des facteurs indispensables. C'est pour cela que l'uniforme de 1914, par faute de ne pas répondre a ces critères, disparaît, laissant place à celui de 1915: il devient plus chaud et surtout prend la couleur de bleu horizon, couleur permettant que le soldat se fonde mieux dans le paysage.

Photographie d'un casque français de la Première Guerre Mondiale (archive d'E. Besset)
Le soldat est aussi doté d'un casque. Celui-ci est en fer, ce qui lui permet de mieux résister aux projections. Doublé de cuir portant une lanière il apporte aussi plus de confort aux soldats. Et enfin nous pouvons observer sur le devant du casque le symbole « R.F » qui rallie le soldat a sa patrie : République Française. Les Français se rendent compte que la guerre sera longue; guerre de tranchées, par conséquent les soldats s'équipent mieux.

Au fur et à mesure que la guerre évolue, le pays en entier est sollicité pour l’armement. En Russie, le gouvernement , après plusieurs mois intenses de guerre, réquisitionne auprès de la population et surtout des fermes du métal brut. Cette action a pour but de reforger les anciens morceaux de fer en baïonnettes et fusils.  Les plus grandes entreprises françaises ont aussi pour intérêt financier d'arrêter leurs productions habituelles afin de s'engager dans la création d'outils de guerre : par exemple l'usine Peugeot, productrice de voitures, fabrique en cours de guerre des pinces à barbelés.

Photographie d'une pince à barbelés, portant la mention "usines Peugeot 1917", (archive d'E. Besset).
Cette dernière est grande (environ 40cm), son poids est important et sa lame est petite, adaptée a son activité. Les soldats l'utilisaient pour des sabotages mais plus particulièrement pour délivrer des humains prisonniers enfermés comme des bêtes par ces barbelés.


Un nouveau type d’artillerie apparaît aussi : l’artillerie lourde, de plus en plus importante. L'obusier se distingue par sa taille et sa puissance de frappe; projetant des munitions de plus en plus grosses telles que des obus de 75 mm, 120mm et même jusqu'à 400mm de diamètre.

Sur la photographie, une douille d'obus de 75 mm de diamètre, composée de cuivre et de zinc. (archive E. Besset)

Les soldats se munissent de masques à gaz à cause de nouvelles armes, projetant des missiles remplis de gaz toxiques. La place de l'artillerie prend de plus un plus d'importance, à tel point que des publicitaires s'en servent pour vendre leurs produits alimentaires, comme l'a fait PHOSCAO, un chocolat en poudre instantané.

Le recyclage des objets, et les souvenirs des guerres des soldats font aussi partie de cette évolution. Les soldats passent leur temps sur les fronts ou dans les tranchées en transformant des objets de guerre en objets de plaisir; sans danger. Briquets fabriqués par les soldats (archive E. Besset). L'un fait avec une boucle de ceinture allemande : dessus la couronne de l'empire symbolisant l'appartenance à sa patrie et le soutien qui en ressort. Il y a aussi un texte en allemand «Gott mit uns» qui signifie «Dieu est avec nous », et enfin gravé, le laurier représentant la puissance et le désir de victoire. Sur le deuxième briquet, sur une face est gravée une Alsacienne et de l'autre un soldat « Sammy » américain, le lien est clair : c'est un briquet représentant l'alliance de la France et des Etats-Unis dont le but commun est de libérer les peuples sous l'emprise de l'autorité allemande et de remporter la guerre. Nous trouvons donc dans ces objets recyclés beaucoup de symboles représentant le désir, l'état d'âme des soldats des deux camps.


Tous ces éléments montrent bien une guerre planétaire brutale et violente,  dans laquelle pays et soldats se sentent très impliqués matériellement et mentalement.

Par E. Minaire, E. Guergouz et K. Wills - Publié dans : Première L
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Jeudi 5 mars 4 05 /03 /Mars 22:41

Comment la justice militaire a-t-elle contribué en France à faire accepter la guerre de 1914 à 1918 ?

             Dans une Europe qui a beaucoup évolué entre 1850 et 1914 des tensions se font sentir entre les États. Lattentat de Sarajevo, qui a eu lieu le 28 juin 1914, a déclenché un conflit à lampleur spectaculaire : la Première Guerre mondiale. Les soldats partent confiants mais la lassitude du combat se fait très vite ressentir dans les tranchées. Cependant, malgré leurs réticences, les soldats se résignent, notamment car les quelques oppositions de départ échouent et sont sévèrement punies par la justice militaire. On peut alors se demander comment cette justice militaire a contribué à faire accepter la guerre aux soldats français de 1914 à 1918.

            Tout dabord, lorsque les hommes intégraient le monde militaire, ils perdaient de nombreux droits. En effet, ils nétaient plus des citoyens mais de simple soldats qui devaient obéir à un règlement hiérarchisé, injuste et sévère, surtout au début de la guerre car larmée était particulièrement instable et pas vraiment préparée à un conflit de longue durée. Ce règlement faisait pression sur les soldats qui devaient le craindre à tout prix. Pour cela, la justice militaire prévoyait aussi le recours à des exécutions exemplaires. Les martyrs de Vingré en sont lexemple parfait. Grâce à cette affaire, on peut constater que les accusés ne pouvaient pas bénéficier de défense, davocat, ce qui montre une perte de leurs droits, que leur parole avait moins de poids que celle des plus hauts gradés (respect de la hiérarchie), et que la justice était très injuste puisque les six hommes fusillés pour lexemple ont été tirés au sort.

   Monument honorant la mémoire des six soldats ayant été fusillés à tort lors de laffaire de Vingré, avant dêtre réhabilités en janvier 1921.

 

             Mais la peur que créait le règlement nest pas la seule raison qui a évité une trop grande rébellion des soldats. En effet, les hommes avaient aussi un devoir envers leurs familles qui souffraient financièrement et socialement des sanctions prises à leur égard, notamment parce qu’elles s’opposaient à limage héroïque du soldat que larmée et lÉtat sétaient appliqués à propager.

            Cependant, plus la guerre avançait dans le temps, plus les soldats étaient tentés de se révolter. La peur de la peine de mort seffaçait de plus en plus du fait quils risquaient déjà, dans les combats, leur vie à chaque instant. Les soldats étaient de plus en plus nombreux à protester contre les risques inutiles quon leur faisait prendre, et les engagements que larmée ne tenait pas (permissions en retard…). A partir de 1917, on constate une application plus conciliante de la justice militaire. En effet, alors même que larmée française connaissait des mutineries sans précédent, environ 30 à 40 000 soldats concernés, seulement 49 dentre eux furent exécutés. La répression a été donc assez faible car il semble que la menace de la peine de mort n’était plus efficace. Ceci montre aussi ladaptation de la justice militaire qui navait encore jamais été confrontée à un tel conflit.

            On peut donc bien dire que la justice militaire très stricte a contribué à faire accepter la guerre de 1914 à 1918 aux soldats français. Cependant ce nest pas la seule raison, dautres facteurs sont entrés en compte, notamment le fait quils se trouvaient dans une société très patriarcale. En effet , ils étaient dès le plus jeune âge habitués à obéir au père sans protester, ainsi le règlement de larmée ne les choquait pas plus que cela et leur sens critique était assez limité du fait de leur éducation. Malgré tout, la justice militaire a dû revoir, faire évoluer son système trop répressif, car finalement il sest retrouvé être dépassé et inefficace.

Par Karine B. et Camille B. - Publié dans : Première L
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Mercredi 4 mars 3 04 /03 /Mars 11:11

Pourquoi les champs de bataille sur le front français sont-ils devenus des lieux de mémoire dès les lendemains du conflit ?

 
En Août 1914, la France s'engage dans un conflit européen qui dura plus de quatre ans, et qui, par la suite, devint planétaire, entraînant des dégâts matériels considérables, et la mort de millions de soldats. Aujourd'hui, nous savons que de nombreuses batailles importantes et meurtrières ont eu lieu dans le nord et l'est de la France. Mais pourquoi ces champs de bataille sur le front français sont-ils devenus des lieux de mémoire dès les lendemains du conflit ?  

 

Plusieurs batailles conséquentes, dont la bataille de la Marne en Septembre 1914, de Verdun en février 1916, et enfin, celle de la Somme en Juillet 1916 entraînèrent la mort de millions de personnes de nationalités diverses : Irlandais, Français, Allemands, Anglais, Canadiens de Terre-Neuve, Australiens, Sud-africains, etc.... très impliqués dans cette « guerre interminable », ce qui est à l'origine de la multiplication des cimetières pendant et après le conflit.

Par exemple, dans la région de la Somme, on compte aujourd'hui jusqu'à quatorze cimetières allemands, dix-neuf cimetières français, et quatre cent-dix cimetières britanniques. Ceux-ci témoignent des tentatives, dans les sociétés d'après guerre, de faire face à un deuil de masse dont l'ampleur était considérable, provoquant de lourdes conséquences.


Ceci explique donc le fait que ces champs de batailles soient très vite devenus des lieux de mémoires notamment grâce à un "tourisme de mémoire".


Des touristes viennent encore de nos jours visiter les musées présents sur les anciens lieux de guerre pour apprendre et connaître ce qu'il s'est passé, comme, par exemple, « la Caverne du dragon », « le fort de Douaumont », et le site touristique de Verdun.
Tous les combattants morts à la guerre n'ont pas été identifiés et donc certains ossements retrouvés restèrent inconnus. Ils furent depuis les années vingt exposés dans des ossuaires comme celui de Douaumont, construit sur le théâtre de la bataille de Verdun. Certaines familles, qui ont connu le décès de personnes chères ressentirent la necéssité de savoir et de comprendre ce qu'il s'était réellement passé et dans quelles conditions, de voir l'endroit où le corps de leur proche est enterré est un soulagement.
Photographie représentant la cérémonie d'inauguration de l'ossuaire de Douaumont en 1927, avec en haut, à gauche, le discours officiel du général Pétain.

Pour cette guerre gravée dans les mémoires de tous, de nombreux sites ont été créés en mémoire de tous ces courageux combattants. S'informer, c'est rendre hommage à tous ces soldats morts pour la France.

 

Aujourd'hui, le souvenir de cette guerre reste encore présent en partie par l'archéologie, nous permettant de découvrir de nouveaux ossements des victimes des fronts. Cette recherche nous permet aussi de porter un nouveau regard sur le quotidien des combattants.


Les pertes humaines et les destructions matérielles, pesantes ainsi que le besoin des familles de visualiser le contexte dans lesquels elles ont perdu leurs aïeuls, les cérémonies, les mémorials, et les bâtiments dédiés à la mémoire des disparus montrent que les champs de batailles dans le nord et l'est de la France sont devenus après le conflit, et encore à ce jour, des lieux de mémoires impressionnants, très visités.

Par Mathilde et Gwendolyne - Publié dans : Première L
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Mercredi 4 mars 3 04 /03 /Mars 11:00

En quoi les monuments aux morts dans la Loire illustrent-ils l’état d’esprit des populations après la Grande Guerre ?

Après la Première Guerre Mondiale (1914-1918), dans tous les départements français, chaque commune ou presque a fait construire son propre monument aux morts. Un monument aux morts est un édifice mortuaire sur lequel sont inscrits les noms de toutes les personnes décédées pendant la guerre, pour la France. Nous verrons en quoi les monuments aux morts dans la Loire illustrent l'état d'esprit des populations après la Grande Guerre.

Tous les monuments aux morts ne sont pas identiques et leur esthétique dépend du budget des communes. Les noms inscrits sur ces monuments sont ceux des victimes de la guerre. Ces gens là sont dits: «morts pour la France» par la loi du 2 Juillet 1915. Les communes riches ont la possibilité d'accompagner les stèles de diverses sculptures, ainsi ces monuments rendent hommage aux soldats et mettent en valeur les principes de la France.
Dans la Loire, on trouve deux sortes de monuments aux morts: les « pacifistes », et les « patriotiques ». Les monuments « pacifistes », comme celui de Saint-Martin d'Estréaux, peuvent être complétés par des photographies des soldats, afin de susciter la compassion des gens qui prennent conscience que ces victimes de la guerre étaient en fin de compte des êtres vivants, comme eux.
Une partie du monunument aux morts de Saint Martin d'Estréaux au Nord de la Loire, où l'on retrouve la volonté de la commune de diffuser un message pacifiste.

Les monuments « patriotiques », comme celui de Saint-Héand qui est surmonté d'un coq, en plus de rendre hommage aux soldats, défendent les valeurs patriotiques du pays et insistent sur le fait que la France a remporté la victoire malgré de nombreuses victimes. Il existe aussi des monuments commémoratifs plus rares, moins vus dans la région du fait de leur coût et de leur esthétique particulière, comme celui se trouvant actuellement dans le Musée de la Mine du Puits Couriot et qui avait été édifié par les dirigeants de la société minière à laquelle se rattachait ce puits.
Ce monument est très intéressant symboliquement, car il rappelle la solidarité entre le front et l'arrière avec des statues qui représentent un soldat et un mineur. Il tient donc à montrer que la victoire a été française non pas seulement avec le courage des soldats  mais grâce à l'aide de toute la population. Détail intéressant également, on remarque la présence d'une femme tendant une branche de laurier au soldat, représentant l'allégorie de la victoire.

Plus proche des monuments pacifistes, on retrouve les monuments consacrés au deuil comme celui de la Fouillouse, où une femme, certainement veuve, tient son enfant et pleure son mari mort sur le front.


En conclusion, à travers ces monuments aux morts, on retrouve les traces qu'a laissées la Première Guerre Mondiale dans les esprits français. De la peine et de la tristesse par les monuments pacifistes, une part d'hommage par les monuments patriotiques. Grâce à ces mêmes monuments, on retrouve aussi la volonté de représenter la fierté qu'a procurée la victoire française.

Par Mélanie, Thibault & Marilyn. - Publié dans : Première L
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