Les Roms mal venus à Rome ? - plaidoirie de Brice

Publié le par Brice Colombier

Le 18 septembre 1938, Benito Mussolini proclamait les lois raciales en Italie, restreignant ainsi les libertés des juifs dans la péninsule, et les réduisant à une « race inférieure ». Soixante dix ans plus tard, le  fichage de la communauté Rom débute en Italie.

 

 

 L’indifférence des vacanciers devant la noyade de ces deux fillettes roms sur une plage en Italie le samedi 19 juin 2008 montre la négligence du peuple italien envers cette minorité nationale. Et, par conséquent, l’aversion du gouvernement de ce grand pays européen, qui, malgré sa prétendue démocratie, n’hésite pas à ficher l’une des plus importantes minorités d’Europe : le peuple Rom. Ainsi, la Croix Rouge est chargée de recenser chaque Rom, afin, selon le gouvernement italien « de protéger les enfants des abus, comme la mendicité, et de favoriser leur scolarité ».

 

C’est ainsi que de nombreux représentants de la communauté Rom se sont insurgés contre ces mesures, soutenus par des associations, notamment Romeurope, craignant une étendue de cette vague xénophobe à toute l’Europe. En effet, malgré son implantation dans de nombreux pays européens, le peuple Rom souffre encore de nombreux préjugés.

 

De son côté, l’Union Européenne, actuellement présidée par Nicolas Sarkozy, a réclamé la fin de cette pratique, jugée comme « un acte de discrimination directe ». En effet, l’article 2.1 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 stipule que chacun peut se prévaloir de toutes les libertés proclamées dans la présente Déclaration sans distinction de race, ou d’origine nationale ou sociale. Or le fichage n’est-il pas le premier pas vers une privation de liberté ? Pourquoi les Roms sont-ils mal venus à Rome ? 

Publié dans Terminale S 4

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