Ecrire pour mourir - plaidoirie de Khaled et Maëliss

Publié le par Maëliss Clemençon et Khaled Ziani

Aujourd’hui, certains pays ne respectent toujours pas la charte des droits de l'homme et son article 19 sur la liberté de la presse : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ». Un grand pays, régulièrement invité aux tables de négociation pour discuter du sort du monde nie ce droit : il s’agit de la Russie.

 

 Anna Politkovskaya était une journaliste russe, longuement menacée par son engagement journalistique. Menacée de mort pour ses engagements contre la guerre en Tchétchénie, elle fut assassinée le 7 octobre 2006 dans l'ascenseur de son immeuble, à Moscou. Face à ce crime, le procureur général I.Tchaïka a annoncé l'inculpation d'une dizaine de personnes voulant, selon ses dires, déstabiliser le pays. Mais aucun procès n'a été annoncé e récemment l'avocate de la famille d'Anna Politkovskaya, Karina Moskalenko,  a été victime d'une tentative d'empoisonnement.

 

Mais il y a pire : après cet assassinat, un appel au meurtre a été lancé visant une liste de noms de défenseurs des droits de l'homme et des membres de leur famille. C’est dire si la sécurité des journalistes en Russie se dégrade de jour en jour et que la liberté d'expression est parfois bafouée dans ce pays ami.  Une étude menée par le Centre du journalisme en situation extrême (CJES) a conclu que les médias russes avaient consacré plus de 75 % de leurs programmes d’information au pouvoir en place et exclu l’opposition de leur antenne, allant même, pour la chaîne de télévision Pervyi Kanal, jusqu’à refuser de diffuser un clip officiel de campagne du parti libéral Iabloko lors des dernières élections présidentielles.

 


Soutenir les médias indépendants, les journalistes qui tentent d’informer l’opinion russe ou internationale, devrait être le leitmotiv de toutes les démocraties dignes de ce nom. C’est ce que nous nous proposons de faire dans notre plaidoirie.

Publié dans Terminale S 4

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