Médaille d'or des enfances perdues - Loïc, Aurélien et Pierre

Publié le par Loïc Julien, Pierre Chomat et Aurélien Mondière

La Chine a signé, le 2 mars 1992, la convention internationale des droits de l’enfant qui stipule, à l’article 31 : « Les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique. » Or, la Chine se présente, dans les manifestations sportives internationales, comme une usine à champions. Le gouvernement chinois n’a qu’un seul but : le succès à n’importe quel prix, y compris celui du non respect des droits de l’enfant.

En effet, l’état chinois n’a aucune limite pour obtenir une médaille d’or. Mao avait mis en place, une organisation appelée « vivier de talents » pour détecter les enfants pouvant devenir de futurs champions. Ces enfants étaient arrachés à leur famille pour vivre un destin que l’état avait choisi à leur place. De plus, dans ces écoles dites populaires, il y avait un écrasement de la personnalité, de l’humanité, de l’enfance… pour servir l’intérêt du parti. En 2008 : les choses ont-elles vraiment changé ?

Non, car l’homme est toujours réduit au rang de machine qui fonctionne pour l’état. Ces « enfants machines » sont repérés dès l’école maternelle, avec un rythme d’entrainement aussi élevé qu’un robot qui travaille dans une entreprise. Levés à 5 h 30, couchés à 22 h, 7 jours sur 7 : tel est leur quotidien. De plus, ils sont coupés de leur famille qu’ils ne voient pratiquement jamais. Les enfants ont pour devoir de gagner une médaille d’or pour servir le parti communiste chinois. Lors de la visite dans une école sportive, les enfants sont sélectionnés pour les interviews des journalistes et sont enregistrés. Nous pouvons voir que la Chine ne respecte pas la constitution internationale des droits de l’enfant, tel que l’article 13 : «  L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l'enfant. » Alors oui, c’est vrai, la Chine est la première nation sportive au monde mais à quel prix ? Ne vaut-il pas mieux garder son enfance et perdre la médaille d’or ?

 

Publié dans Terminale S 4

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