La crise du CPE vu de l'étranger

Publié le par Poub's and Babe

Le CPE vu de l'étranger

Source: fr.wikipédia.org, lexpress.fr, lemonde.fr

Les manifestations anti-CPE ont, en revanche, conforté les Britanniques dans leur idée de syndicats français omnipotents en dépit d'une représentativité très faible, et d'une France qui résiste à la mondialisation et aux nécessaires réformes de son marché du travail.

La France, depuis son non à la Constitution européenne, suivi par ses élans de patriotisme économique, la crise des banlieues et la révolte anti-CPE, est écornée à l'étranger.

La France, pays des manifestations. A l'étranger on ne manque pas de souligner et de rappeler au passage la révolution française de Mai 68, voir les récentes émeutes des banlieues. Le mouvement anti-CPE suscite surtout beaucoup d'incompréhension voir de colère.

Italie : "Mai 68 est de retour", incompréhension la plus grande. Une multitude de contrats flexibles ont été créés en Italie d'abord avec la loi Treu en 1997, passée par le gouvernement Prodi ensuite la loi Biagi de 2003, passée par le gouverment Berlusconi. Pas moins d'une quarantaine de dispositifs différents existent, et les CDD concernent en tout un peu plus de 4 millions de travailleurs.

Allemagne : Elle évoque la décadence et la chute de l'empire romain. La grande coalition CDU a décidé après négociation de déposer un projet de loi portant de six mois à deux ans la période d'essai pour les contrats à durée indéterminée. Cette période d'essai permet à l'employeur de se dispenser de motif de licenciement. En contrepartie, les modalités de recours aux CDD seraient rendus plus contraignants. Toutefois, le ministre social-démocrate (SPD) du Travail, Franz Müntefering a très récemment annoncé sa décision de « stopper » la mise en oeuvre de ce projet, auquel les syndicats allemands s'opposent.

Espagne : La france comme pour la constitution européenne est victime de ses peurs et ne veut pas aller de l'avant

Royaume-Uni : Incompréhension la plus grande, ils soupçonne la mobilisation de la france d'être une punition contre le gouvernement

Suisse : Ils ne comprennent pas le message melant antilibéralisme et antimondialisation. Alors que la protection contre les licenciements est plus faible en Suisse qu'en France, la situation sur le marché de l'emploi à la sortie de la formation y est relativement bonne (d'après l'Office fédéral de la statistique )es entreprises ne se servent que peu des possibilités de licenciement offertes. Lorsque quelqu'un est engagé, il est considéré comme un investissement par l'entreprise, qui, si elle le licencie, perdra un "capital" d'expérience proportionné à l'ancienneté du salarié. La capitalisation de l'ancienneté augmente de surcroît avec le niveau d'étude de l'employé. Si une entreprise requiert de la main d'oeuvre à court terme, elle se tournera naturellement vers les sociétés de travail temporaire et les intérimaires. Pour des besoins à moyen ou long terme, la concentration de l'expérience sur une personne unique motivera la création d'un poste à durée indéterminée, et à son maintient dans la mesure du possible. Il est à noter que si la loi permet de licencier plus facilement en Suisse qu'en France par exemple, elle n'en définit pas moins un arsenal de pénalités (délais d'annonce, mois de salaire supplémentaire, indemnisation ou prise en charge de la recherche d'un autre emploi) qui viennent s'ajouter au coût de recherche d'un remplaçant ou d'un autre employé (petites annonces, entretiens, documents administratifs, etc). Elle empêchent donc la mise en place d'une politique de création-suppression d'emploi directement calquée sur la demande (janvier : beaucoup de commandes --> engagement de deux personnes, août, baisse de la demande --> licenciement de deux personnes).

Aux États-Unis : L'employeur n'a pas besoin de justifier le licenciement de son salarié, qui peut le contester devant les tribunaux.

En Suède : L'employeur n'est tenu de se justifier pour un licenciement que si l'employé le demande. Le principal syndicat étudiant suèdois LandsOrganisationen a lancé un appel à manifester le 4 avril à Stockholm en soutien à la mobilisation française.

 

 

 

 

 

 

 

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