Les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale, lieux de mémoire

Publié le par Mathilde et Gwendolyne

Pourquoi les champs de bataille sur le front français sont-ils devenus des lieux de mémoire dès les lendemains du conflit ?

 
En Août 1914, la France s'engage dans un conflit européen qui dura plus de quatre ans, et qui, par la suite, devint planétaire, entraînant des dégâts matériels considérables, et la mort de millions de soldats. Aujourd'hui, nous savons que de nombreuses batailles importantes et meurtrières ont eu lieu dans le nord et l'est de la France. Mais pourquoi ces champs de bataille sur le front français sont-ils devenus des lieux de mémoire dès les lendemains du conflit ?  

 

Plusieurs batailles conséquentes, dont la bataille de la Marne en Septembre 1914, de Verdun en février 1916, et enfin, celle de la Somme en Juillet 1916 entraînèrent la mort de millions de personnes de nationalités diverses : Irlandais, Français, Allemands, Anglais, Canadiens de Terre-Neuve, Australiens, Sud-africains, etc.... très impliqués dans cette « guerre interminable », ce qui est à l'origine de la multiplication des cimetières pendant et après le conflit.

Par exemple, dans la région de la Somme, on compte aujourd'hui jusqu'à quatorze cimetières allemands, dix-neuf cimetières français, et quatre cent-dix cimetières britanniques. Ceux-ci témoignent des tentatives, dans les sociétés d'après guerre, de faire face à un deuil de masse dont l'ampleur était considérable, provoquant de lourdes conséquences.


Ceci explique donc le fait que ces champs de batailles soient très vite devenus des lieux de mémoires notamment grâce à un "tourisme de mémoire".


Des touristes viennent encore de nos jours visiter les musées présents sur les anciens lieux de guerre pour apprendre et connaître ce qu'il s'est passé, comme, par exemple, « la Caverne du dragon », « le fort de Douaumont », et le site touristique de Verdun.
Tous les combattants morts à la guerre n'ont pas été identifiés et donc certains ossements retrouvés restèrent inconnus. Ils furent depuis les années vingt exposés dans des ossuaires comme celui de Douaumont, construit sur le théâtre de la bataille de Verdun. Certaines familles, qui ont connu le décès de personnes chères ressentirent la necéssité de savoir et de comprendre ce qu'il s'était réellement passé et dans quelles conditions, de voir l'endroit où le corps de leur proche est enterré est un soulagement.
Photographie représentant la cérémonie d'inauguration de l'ossuaire de Douaumont en 1927, avec en haut, à gauche, le discours officiel du général Pétain.

Pour cette guerre gravée dans les mémoires de tous, de nombreux sites ont été créés en mémoire de tous ces courageux combattants. S'informer, c'est rendre hommage à tous ces soldats morts pour la France.

 

Aujourd'hui, le souvenir de cette guerre reste encore présent en partie par l'archéologie, nous permettant de découvrir de nouveaux ossements des victimes des fronts. Cette recherche nous permet aussi de porter un nouveau regard sur le quotidien des combattants.


Les pertes humaines et les destructions matérielles, pesantes ainsi que le besoin des familles de visualiser le contexte dans lesquels elles ont perdu leurs aïeuls, les cérémonies, les mémorials, et les bâtiments dédiés à la mémoire des disparus montrent que les champs de batailles dans le nord et l'est de la France sont devenus après le conflit, et encore à ce jour, des lieux de mémoires impressionnants, très visités.

Publié dans Première L

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