La place de la France dans le monde (3)

Publié le par Brice Colombier, Joris Mangel, Cyril Brunon

Voici le travail de Cyril, Joris et Brice sur la place qu'a occupée la France dans la construction de l'Union européenne, entamée dès 1957.

   La France est l'un des six pays fondateurs de l'Union européenne, apparue à partir de 1957. Elle joue donc un rôle très important dans le développement européen, de 1957 à nos jours. Depuis 1957, comment a évolué ce rôle dans la construction européenne ?

   Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe est affaiblie et est à reconstruire. La récupération de la construction européenne par la France lui permettrait de faire face à la perte de puissance due à la disparition de son empire colonial, à l'émergence du Tiers-Monde (nationalisation du canal de Suez en 1956 au détriment de la France et du Royaume-Uni). De plus, elle doit composer avec les deux Grands que sont l'URSS et les Etats-Unis, dans un contexte de guerre froide où elle se retrouve marginalisée. 
 
   A la suite du traité de Rome, en 1957, le général de Gaulle envisage une Europe à six, dominée par l'axe franco-allemand (France-RFA). En effet, il se méfie d'une extension trop importante de l'Union, qui aboutirait à une perte certaine de pouvoir par la France. Il est ainsi opposé à l'entrée du Royaume-Uni, en 1963, en faisant valoir le droit de veto de la France. Il voit dans le Royaume-Uni le cheval de Troie américain en Europe. Cependant, ses successeurs ont finalement été plus favorables à l'élargissement de la communauté européenne.

    Ainsi, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing ont poursuivi l'oeuvre du général de Gaulle en matière européenne mais en incluant en 1973 le Royaume-Uni (Europe des 9), l'Espagne et le Portugal en 86 (Europe des 12)... En 1992, François Mitterrand organise un référendum sur un sujet européen. Avec 51% de "oui", le traité de Maastricht entre dans la Constitution de la France. Le président socialiste a aussi contribué au renforcement du noyau dur de l'Europe en privilégiant l'entente et la réconciliation franco-allemande, comme en 1984, où il se recueille avec le chancelier Kohl, à Verdun.

   Toutefois, la position de la France en Europe connaît aussi certains revers. En effet, l'élargissement, bien que renforçant la puissance globale européenne, réduit aussi l'influence des pays fondateurs dans les décisions européennes. De plus, les alliances militaires ont toujours été un échec, comme en 1954, où l'Assemblée nationale avait rejeté le projet de communauté européenne de la défense. Enfin, les Français paraissent plus distants avec la construction européenne. Cette tendance s'est confirmée en 2005 quand le peuple français a répondu "non" au référendum instaurant une constitution européenne.

   L'élargissement de l'Union entraîne donc un accroissement de la puissance de cette alliance mais elle a pu aussi réduire l'influence des pays que la composent et espéraient, comme la France, restaurer avec cette union leur influence politique et diplomatique.

Lors du 26e sommet franco-allemand de Bonn, le Chancelier de la RFA Helmut Schmidt et le Président Valéry Giscard d'Estaing, tous deux élus en mai 1974, insistent sur la coopération dans le soutien à l'activité économique. C'est à partir de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing que l'on peut vraiment parler du "couple franco-allemand". Source : la documentation française

Publié dans Terminale S 4

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