La place de la France dans le monde (2)

Publié le par Khaled Ziani et Lorraine Castellanos

Khaled et Lorraine ont travaillé sur la façon dont la France a tenté de faire face à la perte de son empire colonial, pour maintenir malgré tout son influence, sur le continent africain, notamment.

 

  En 1958, la France a déjà perdu l'Indochine par une guerre, le Maroc et la Tunisie, et est en pleine guerre d'Algérie. Depuis cette date, comment la volonté de puissance de la France dans le monde a-t-elle survécu à la perte de son empire colonial ?

 

   Bien avant 1958, le processus de décolonisation s'est déclenché en Afrique. Pour faire face à cette volonté d'indépendance, la France, avec à sa tête le général de Gaulle, a décidé de mettre en place la Communauté française, une alternative à l'indépendance. Cette Communauté française consiste à accorder aux colonies leur autonomie interne tout en laissant la France gérer la défense, les domaines économiques, la politique étrangère, la monnaie et la justice. Le général de Gaulle invita les colonies à voter par référendum à ce projet. Douze territoires d'Afrique noire et Madagascar acceptèrent d'entrer dans cette Communauté. Mais, dès 1960, des mouvements contestataires demandèrent l'indépendance totale, qui fut obtenue sans violence et donna lieu à la création d'Etats comme la Côte d'Ivoire. Mais parallèlement à ces indépendances concédées, l'Algérie, en situation de guerre depuis 1954, ne fut indépendante qu'en 1962.

   Malgré ces mouvements indépendantistes, les anciennes colonies d'Afrique noire ont conservé le bénéfice de l'aide de la France à travers la politique de coopération. Cette politique permet de conserver des liens importants avec elles. Elle présente des avantages pour les anciens pays d'Afrique colonisés, aux points de vue politique, économique et humain. Elle a instauré par exemple le franc CFA qui facilite les échanges entre les pays. Pour la France, les avantages sont surtout une place majeure dans les échanges (en matières premières par exemple) et une présence permanente sur un autre continent.

   Cependant, cette coopération a des limites, notamment au niveau de la politique extérieure de la France. En effet, on a constaté au cours de l'histoire que la France n'est pas intervenue pendant le génocide du Rwanda en 1994 ou lors du putsch de 1999 en Côte d'Ivoire. Ces événements, parmi tant d'autres, ont gravement altéré le prestige de la France en Afrique. La France est ainsi accusée d'assurer uniquement ses prores intérêts, en aidant ses ressortissants, comme lors des émeutes au Gabon en mai 1990, sans se préoccuper du sort des populations africaines.

Le président Jacques Chirac avec Idriss Deby Itno de la République du Tchad sur le perron de l'Elysée en 2006. La France est régulièrement accusée de soutenir les dictatures africaines en faisant valoir des accords de défense issus de la politique de coopération, qui pour les opposants au pouvoir, permettraient en fait à l'armée française d'intervenir en cas d'agitations intérieures.

Publié dans Terminale S 4

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article