Compte Rendu du Voyage à Lyon par Clément

Publié le par Clément H alias N





« Après avoir passé une heure à finir notre nuit dans le car, nous arrivons ce 30 avril sur la colline de Fourvière. Essorage des yeux et en avant pour tout d’abord l’église Saint-Nizier, voisine de la basilique; magistrale et majestueuse, mais comme l’a souligné monsieur Arnal, d’une mixité stylique d’un goût douteux ! Puis direction un panorama voisin, où nous avons eu le droit à une description de l’agencement urbain de Lyon, pour mieux comprendre les logiques qui régissent les travaux d’aménagements et les enjeux de tous plans qui s’y jouent en ce moment. Au passage, collecte du numéro de téléphone de Madame Scampa  !


Après une brève escale à travers la roseraie où le botaniste qui sommeille dans notre prof d’histoire a pu s’exprimer, une petite marche nous entraine au travers de traboules puis dans des rues piétonnes aménagées bordées de bouquinistes et de « bouchons ». La Cathédrale Saint Jean le Baptiste s’offrit alors à nous, ainsi que diverses architectures, bien représentatives de différents époques, de différents styles, ce qui n’échappa pas à Mr Arnal, également urbaniste à ses heures, qui nous expliqua d’une part l’agencement de ces immeubles et décrivit chacun des styles.

Puis traversée du Rhône pour découvrir la Place Bellecour, anciennement la plus grande d’Europe et qui a fait récemment l’objet d’un redéploiement des aménagements bien dans la logique du développement durable. Après avoir contemplé la Liberté de la place Carnot, symbole véritablement républicain, nous nous sommes offert une visite improvisée de la gare Perrache, qui illustre un certain nombre d’échecs d’aménagements urbains. Notamment un espace de détente sur les toits, qui, je crois que cela nous a véritablement étonné, devient un lieu de racolages en tous genres le soir venu et qui est de fait déserté la journée.

Pour finir la matinée, avant de reprendre le bus, nous avons pu mieux comprendre le projet de rénovation du quartier de la Confluence grâce à des panneaux offerts à la vue des lyonnais. Au passage nous avons pu entr’apercevoir un des particularismes de la Confluence : les prostituées (et eu droit à quelques révélations de notre professeur ^^) qui renseignent bien sur l’état d’abandon du quartier et la nécessité de redonner du dynamisme à cet aval de Perrache exsangue.


Un tour de « périph » pour nous apercevoir de l’aménagement spécifique des berges des fleuves, coupées de la ville, plus tard nous nous dirigeons vers la place des Terreaux, œuvre d’art géante. Notre objectif est alors de pénétrer dans l’école des Beaux-Arts qui nous servira de restaurant. Infiltration du prof (et belle leçon de civisme donnée par un couple divorcé ^^) plus tard nous nous installons pour déguster le fabuleux pique-nique du lycée.

Et c’est reparti sur le coup des 13h15, non sans avoir copieusement arrosé Mme Scampa, victime collatérale d’une bataille d’eau.


La guide nous emmène alors voir l’exposition temporaire « Lyon, le temps de la peinture », où les photos étaient interdites comme l’a souligné Mr Arnal.  Pour tout dire, je n’ai guère été emballé ; bien sûr cette peinture, réminiscence du Moyen Age, ne manque pas de majesté mais son style trop classique, trop lissé n’a pas su me convaincre, moi qui idolâtre Basquiat (vous me direz, en même temps, c’est le musée des Beaux Arts !).

Il ne faut tout de même pas tout jeter en bloc, et sans parler de la sublime Fleur des Champs de Janmot, l’imposante allégorie « Le Bien et le Mal » d’Orsel et l’anglaise « Wheel of Fortune » d’un auteur qui m’échappe m’ont beaucoup plu.


L’exposition permanente n’était pas moins intéressante, dotées de véritables monstres baroques et classiques de tailles gigantesques mais aussi, il est vrai, de toiles de l’école réaliste, dont les scènes de genre m’affligent la plupart du temps.



La fatigue commençait à se faire sentir, aussi on sonna le repli des troupes, par un itinéraire étudié pour accommoder la frénésie footballistique de Mme Scampa… Enfin arrivés, nous eûmes droit à un fabuleux orage qui nous annonçait la fin d’la rigolade.

Que retenir de ce voyage à Lyon ? Des logiques d’aménagement urbaines, une école de peinture, une prof de français qui peut avoir des émotions (si, si, vous vous êtes inquiétée à un moment madame…), un pique-nique légendaire et surtout, surtout une bonne tranche de rigolade !

Merci à tous donc, et… C’est quand la prochaine fois ?
N

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françois Arnal 18/05/2007 10:40

on peut retrouver des photos des tableaux évoqués par Clément ici chez Amandine :http://journeelyonnaise.skyblog.com/8.html

N 18/05/2007 10:37

Oh... Vous avez mis des photos ^^ ! Fallait pas !
Merci !