Quantcast

Archives bilans ECJS 2007 seconde 1

Jeudi 19 juillet 4 19 /07 /Juil 09:51


LE CANNABIS : faut il revoir la loi  ?






Extraits du dossier d'ECJS par Lorraine et Zoé.

SOMMAIRE

I  Recherches
a)    Historique
b)    Description
c)    Son trafic
d)    Prix et Qualité
e)    Les consommateurs
f)    Effets / Causes

II  Le débat
a)    L'ouverture
b)    Les questions et certaines réponses
c)    Les mots-Clefs



III  Bilans Personnels
a)    Bilan de Lorraine
b)    Bilan de Zoé



I- Recherches : (extraits)

a)    Historique


Premièrement, nous avons trouvé les origines du cannabis dans l'histoire :

Auparavant, le cannabis provenait de l'Himalaya. Son usage était réservé au soulagement de la douleur dans le cas des maladies. Désormais cette plante verte pousse dans quelconque milieu lorsque celui-ci est assez sec et éclairé. Le Maroc est devenu un des principaux pays cultivateurs de chanvre indien.


b)   Description

« Le principe actif du cannabis responsable des effets psycho actifs est le D 9 THC (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants. Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit. »
Nous nous sommes renseignées sur l'aspect, et les différentes formes sous lesquelles apparaît le cannabis :

Au cours d'une séance de prévention contre la consommation de cannabis, nous avons appris le lieu de provenance du « shit » qui arrivait jusqu'aux mains des français. Celui-ci, sous forme de barrettes, voyage de mains en mains, de dealers à dealers, chacun prenant sa part, colore, mélange et trafique son morceau de haschich avec divers produits chimiques afin de lui rendre un semblant de ressemblance à ce qu'il était au départ. Le cannabis est moins nocif sur la santé que d'autres produits psycho actifs tel que l'héroïne ou autres, mais il l?est tout de même énormément, et cela du au fait que : « l'appareil respiratoire est exposé aux risques du tabac (nicotine et goudrons toxiques), car le joint est composé d'un mélange de tabac et de cannabis. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d'inhalation (pipes à eau, "douilles"). »
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0615/cannabis_2.htm

c)    Son trafic
d)    Prix et Qualité

e)    Les consommateurs

Plusieurs études ont observé que le cannabis était consommé en majorité au sein des adolescents. Voici quelques chiffres :
 
http://ofdt.fr/BDD/publications/docs/tr04cann.pdf

« Si l'on considère les différents groupes d'âge, nous obtenons les chiffres suivants:
 
  Dans la catégorie d'âge 12-24 ans, 20% ont déjà fumé du haschich; 6% le font toujours, 14% ont arrêté.
 Dans la catégorie d'âge 25-34 ans, 25% ont déjà fumé du haschich; 4% le font toujours, 21% ont arrêté.
   Dans la catégorie d'âge 35-44 ans, 12% ont déjà fumé du haschich; 1% le fait toujours, 11% ont arrêté. »
Par ailleurs,
    « Parmi les personnes de la catégorie d'âge 12-24 ans qui ont déjà fumé du haschich (soit 20%), 64% le font/l'ont fait au moins une fois par mois.
    Parmi les personnes de la catégorie d'âge 25-34 ans qui ont déjà fumé du haschich (soit 25%), 47% le font/l'ont fait au moins une fois par mois.
    Parmi les personnes de la catégorie d'âge 35-44 ans qui ont déjà fumé du haschich (soit 12%), 51% le font/l'ont fait au moins une fois par mois. »

http://www.cedro-uva.org/lib/boekhout.cannabis.fr.2.html



f)    Effets / Causes

Mais alors pourquoi fumer du cannabis ? Quels en sont ses effets ?

D'après http://www.dotissimo.fr

Concernant la dépendance au cannabis il a été prouvé que :
« L'usage répété et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique moyenne à forte selon les individus. Toutefois, un usage régulier, souvent révélateur de problèmes, est préoccupant, surtout lorsqu'il s'agit de très jeunes usagers.

a.    La législation française et européenne

« La loi française interdit la production, la détention, la vente et l?usage de stupéfiants avec des sanctions plus ou moins sévères selon l'acte ; à titre d'exemple, le simple usage peut conduire à une peine allant jusqu'à un an d?emprisonnement pouvant s'accompagner ou être substituée par une amende allant jusqu'à 3 750 euros ; le trafic, lui, pouvant conduire à la réclusion criminelle à perpétuité et 7 500 000 euros d'amende. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gislation_sur_le_cannabis#France




carte de la situation en Europe :
 




II  Le Débat


a)    L'ouverture


    Nous avons commencé cette séance comme toutes les autres, ou presque, en faisant la présentation du sujet étudié, ici, le cannabis. Nous l'avons décris sous ses différentes formes. Ensuite nous avons discuté des peines encourues si consommation(s) ou trafic(s). Nous parlâmes, après cela, des effets du cannabis sur le comportement ; c'est-à-dire :
-    L'euphorie
-    Une sensation de bien être
-    Somnolence
-    Elévation du pouls / Gorge sèche
-    Pupilles dilatées
-    Yeux vitreux
-    Parfois une nausée
-    Baisse des réflèxes
-    Crises d'angoisse / hallucinations
-    Perte de mémoire

Cela en interpela quelques-uns lorsque nous citions alors les termes de drogue dure et drogue douce. Les avis étaient partagés, alors nous avons comparé les différentes substances qui provoquaient une dépendance telle que l?alcool, le tabac et nous en sommes venus à conclure que le cannabis avait un risque de cancer plus élevé (plus de produits cancérigènes).La première fois, la substance imprime un « marqueur psychologique » dans notre cerveau, et que même si le cannabis de provoque pas d?overdose, il peut quand même entrainer un état de forte dépression, des envies de suicide. Au volant, il est aussi très dangereux et provoque la mort de nombreuses personnes (voir  I  d) ).


b)    Les questions et certaines réponses

Nous avons posé une vingtaine de questions, et comme le débat précédent nous n?avons pu répondre à toutes. Les premières demandes de Monsieur Arnal ont été que nous fassions un petit sondage au sein de la classe basé sur ces trois questions :

-    Qui a déjà consommé une fois du cannabis dans sa vie ?
-    Qui consomme régulièrement  (au moins une fois par semaine) ?
-    Qui a déjà consommé au lycée ?


Les résultats ont été assez élevés : 6 personnes sur 17 ont déjà consommé du cannabis, dont une en fume régulièrement. 4 personnes dans la classe en ont déjà consommé au lycée.

Nous nous sommes demandé pourquoi la loi était si stricte sur le cannabis, et si c'était le fait que cette substance soit interdite qui attire les consommateurs. Premièrement, le gouvernement ne fait aucune distinction entre le cannabis et les autres drogues, ce qui signifie que la consommation de cannabis est toujours assimilé à un délit. (Pour répondre à la question : pourquoi l'usage du hashish est interdit on répond souvent sur les brochures anti-drogues par exemple- à l'aide d?une phrase de Baudelaire : « le cannabis est une drogue et une drogue est un poison ». Ensuite, l'interdiction n'attire pas tout le monde, cela dépend de la mentalité, des personnalités.
 
Les jeunes recherchent, dans la consommation de cannabis, cet état de bien-être, cette euphorie passagère.
 Certains ne font que suivre le mouvement et deviennent vite dépendants. Car oui, on a constaté que la plupart des jeunes commencent à fumer en fête, avec des copains. Jamais tout seul. Il suffit donc d'avoir un ami qui en a, qui en propose ; d'accepter et nous voilà en train de fumer cette substance illégale. Mais, les jeunes ont aussi une mentalité de contrariété, de braver les interdits, de faire ce qu?'n leur a interdit. Cela ne concerne pas tout le monde bien sûr, mais nous pensons que la prise de risque est un des éléments majeurs qui poussent les jeunes à fumer leur premier joint.
A la question : - si on parlait moins du cannabis, la consommation diminuerait-elle ?
Le fait est que nous ne parlons pas excessivement du cannabis, nous ne pensons pas que sa consommation provienne donc de là.

Les avis sont partagés quant aux informations reçues sur les risques et conséquences.
Certains pensent qu'ils ne sont pas assez informés sur le cannabis, malgré les quelques interventions qui ont lieu ou eut lieu au collège puis au lycée. D'autres ont probablement vu les nouveaux spots publicitaires contre la consommation de cannabis, mais aussi les brochures distribuées un peu partout à cet effet. Ceux-ci n'ont probablement pas oublié ce qu?on leur a enseigné au collège et au lycée sur ce fait, voici pourquoi ils se sentent assez renseignés à propos du cannabis.
Ce qui pousse les élèves à consommer au lycée est, a-t-on répondu, le fait d'être en bande, d'appartenir à un groupe pour certains seulement. D'autres ont des amis qui consomment, ce n'est pas pour autant qu'ils y ont déjà touché un jour. Cela dépend encore une fois des personnes et de leur mentalité.
La banalisation du cannabis est due au fait que nous en parlons depuis le collège, que cette substance est consommée par beaucoup d'entre nous, surtout maintenant au lycée, elle est devenue comme la cigarette. Nous n'en parlons pas comme une substance illicite, ni comme d'un produits dangereux, seulement comme d'une substance banale. Ce sont aussi les causes d'un accès si facile au cannabis, d'une substance devenue une mode, d'un réseau inconnu mais très organisé.


   
c)    Les mots-clefs :

Les mots retenus au cours du débat son nombreux ; les voici :
-    drogue, stupéfiant
-    antalgique
-    cannabis, hachis
-    législation, légalisation
-    usage thérapeutique
-    trafiquant ? dealer
-    toxicomanie
-    adiction
-    psychotrope ? psycho active
-    overdose
-    drogue douce / drogue dure
-    banalisation
-    tolérance (zéro)



III  Bilans personnels


a)    Bilan de Lorraine


Ce débat m'a plu parce que la consommation du cannabis chez les jeunes est un réel problème en France. Je ne pense pas que légaliser cet usage serait une solution. Je pense qu'une consommation modérée et à fréquence festive pourrait restée concevable chez certains jeunes. Mais à condition que chacun soit conscient du danger qu'il court et qu'il ait la volonté de ne pas commencer à fumer régulièrement. Or chacun n'a pas cette volonté, et faire le « tri » entre chacun serait quelque chose de trop délicat. Je serais donc contre la légalisation du cannabis (même si cette question n'est plus un débat aujourd'hui).

Après plusieurs chutes totales dans le cannabis de mes proches, je pense que cet usage est un réel cercle vicieux dans lequel il y a toujours une issue, même si celle là n'est pas facile à trouver. Lorsqu'un jeune sombre dans cette « fumette », il lui en est souvent difficile de s?en sortir, premièrement parce que la seule personne capable de l'aider c'est elle-même. Il faut avant tout qu'il se rende compte de ce qu?il fait, de ce qu'il devient. Ensuite son entourage a pour rôle de l'aider à s'en sortir entièrement, peut-être tout simplement en lui faisant couper les ponts avec ses « amis ».

Pour connaître ses limites et savoir dire  « non » lorsqu'un ami nous propose de fumer, je pense qu'il suffit d'avoir une force de caractère et une grande volonté pour ne pas tomber dans ce stéréotype de l'adolescent.
Après, certains jeunes en viennent à consommer le cannabis comme une issue de secours, lorsque ceux-ci sont confrontés à des problèmes familiaux, ou scolaires. Ces jeunes sont souvent renfermés sur eux-mêmes, il est donc difficile aux autres de les atteindre afin de leur porter secours dans leur plus profond mal-être. Comme dans le cas précédent, c'est à eux-mêmes de se rendre compte de leur problème avec la société et de tout faire pour l'arranger et s'en sortir.

Certes je trouve ça parfois tentant lorsqu'un ami nous tend son joint. Mais à ce moment là, n'importe quel autre ami responsable, raisonnable et assez mûr d'esprit doit être présent pour nous faire redescendre sur terre et nous faire prendre conscience de se que l'on s'apprêtait à faire.
Dans mon cas, je estime avoir cette volonté de ne pas tomber dans le « tout le monde fume », heureusement pour moi, mes amis ainsi que ma famille ont toujours été présents pour m'aider et me donner cette force de caractère.
Maintenant, je regarde autour de moi et me dis que le chanvre n'aurait jamais dû venir au monde, même si je sais qu'il servait autrefois d'antalgique.




b)    Bilan de Zoé

Ce débat fut mouvementé, même s'il y a eut quelques dérapages, par exemple lorsque nous avions un peu omis le sujet principal du débat en parlant des effets de l'alcool, il m'a beaucoup plu.
 Je suis contre la légalisation du cannabis, nous ne pouvons pas sonder l'esprit des gens pour savoir si leur consommation restera festive, à défaut d'être régulière, puisque la personne sera devenue dépendante. Nous n'avons pas tous la même force d'esprit, la même envie de ne pas faire comme les autres, la même envie de ne pas "sombrer". Le cannabis est un cercle vicieux, il fait du mal à ceux qui en consomment mais aussi aux proches des consommateurs.

Un de mes proches est dépendant, il a 20 ans et pourtant aucun travail, aucune situation financière. Il est dépendant et ce n"est pas du tout facile à vivre. Il se dégrade lentement mais sûrement. Cela vient du fait qu"il a des amis consommateurs, eux aussi. Comment voulez-vous arranger les choses quand la personne ne veut pas de notre aide, qu'elle refuse tout compromis, toute discussion ?
 
Nous faisons notre possible, mais parfois cette situation est intenable.
Je pense que ces consommateurs devraient prendre conscience non pas des risques opérant sur la santé (cancer du poumon, tachycardie) mais plutôt de l'effet produit sur l'entourage, sur lui-même. Je ne reconnais pas mon ami, et je pense que la situation est semblable pour beaucoup d'entre nous.

Imaginez que la consommation de cannabis soit légalisée, imaginez un instant ces adolescents, venant à vos cours, les yeux dilatées, la tête ailleurs, ils ne souviendront même pas ce que vous leur racontez. Imaginez la dépense d'argent faite au profit de cette substance.
Imaginez, moi je n'ose pas.

Par Lorraine et Zoé - Publié dans : Archives bilans ECJS 2007 seconde 1
Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 mai 3 16 /05 /Mai 10:05

 



La société face à la violence

 


Débat d'ECJS des Seconde 1 le 16/05/2007 :

Président de séance : Clément G.

rapporteur :  Sybil C


 


Voici un petit résumé du débat sur la violence en général du premier groupe de seconde 1. Vous y trouverez les questions posées durant le débat, ainsi que le vocabulaire noté. N'hésitez pas à donner votre avis, et continuer le débat virtuellement.


 


 

 

 

Les mots clés :


violence verbale, violence physique, violence sexuelle, violence raciste, violence sociale, violence routière,  harcèlement, agresseur, victime, délation, souffrance, prévention, agression, répression.





Les questions :


   + Pourquoi y-a-t-il plus de violences conjugales ?

   + Qu'est ce qui pourrait aider les femmes afin de ralentir le phénomène ?

   + La société d'aujourd'hui est-elle plus violente que celle d'hier ?

   + La loi suffit-elle à protéger de la violence ?

   + Les sanctions sont-elles assez sévères ?

   + Les ségrégations sociales et ethniques favorisent-elles la violence ?

   + Est-ce un abus de pouvoir, une mesure liberticide d'imposer des règles sur la route ?

   + La lutte contre la violence est-elle une atteinte à la liberté individuelle ?

   + Quelles sont les formes de prévention ?

   + Face à la violence, va-t-on aujourd'hui vers plus de prévention ou plus de répression ?

   + Où commence la violence faite aux femmes ?

   + Pourquoi une telle différence ?

   + Pourquoi tant de haine ?

  + Y-a-t-il reconduction de la violence ?

  + Pourquoi y-a-t-il tant de site Internet violents ?

  + La violence des adultes est-elle masquée, camouflée ?

  + Suivant le parti politique, la lutte contre la violence est-elle différente ?

  + La diffusion de la violence par les médias encourage-t-elle le phénomène ?


 

PS : Pour visualiser les photos prises lors des débats, les élèves de seconde 1 qui ont accès à l'interface utilisateur peuvent aller dans le dossier ECJS.

Si vous rédigez vos propres articles cherchez des illustrations dans ce dossier ou dans d'autres.

FA.


 

Par Sybil - Publié dans : Archives bilans ECJS 2007 seconde 1
Voir les 3 commentaires
Jeudi 15 mars 4 15 /03 /Mars 16:57
Voici le bilan de Lorraine et Zoe sur la séance d'ECJS consacrée au tabac et au tabagisme.
(le débat a eu lieu en Novembre 2006)





INTERDICTION
DE FUMER
DANS TOUS LES LIEUX
PUBLICS






I - Recherches



    a) Loi Evin

Pour ce débat, nous avons entrepris de commencer nos recherches sur la législation française et dans les pays européens. Cela nous a conduit à la Loi Evin, datant du 10 janvier 1991 que voici :

Art. 16.  «  Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, notamment scolaire, et dans les moyens de transport collectif,sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs. »


http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SPSX9000097L

En conclusion, la loi française ne permettait déjà pas de consommer du tabac dans les lieux publics, tels que les bus, les trains etc. L'Etat avait donc instauré des zones fumeurs/non fumeurs, ce qui a contribué à faire évoluer les comportements  et les mentalités, par une prise de conscience des risques liés au tabagisme passif ou non. Cette loi protège donc les non-fumeurs mais elle contribue peut-être aussi à l'amélioration des relations entre fumeurs et non-fumeurs.

« A l'exception de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, tous les Etats ont voté des lois limitant le tabagisme dans les lieux publics, conformément à une résolution européenne de 1989. La plupart du temps, la réglementation prévoit en contrepartie des zones pour les fumeurs, à l'instar de la loi Evin. En Allemagne, la décision d'interdire de fumer dans les lieux publics revient aux responsables gérants de ces lieux, qui disposent de fait de zones pour les non-fumeurs. La consommation de tabac est également réglementée sur les lieux de travail. »
http://dnf.asso.fr/doc_article_1007.html

Donc, nos voisins européens ont voté des lois similaires, à l?exception de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne.

Concernant la réglementation sur les lieux de travail, un Code du Travail a été mis en place afin d'imposer l'interdiction de fumer dans certains locaux de travail pour des raisons de risques d?incendie, d'explosion, et d'aggravation de pathologie professionnelle. Pour les fumeurs qui ne respecteraient pas la Loi, l'Etat a mis en place des contraventions allant de 38 à 1500 euros.  

Les publicités, les propagandes encourageant la population à fumer ont été interdites, on peut également voir sur les paquets de cigarettes des messages tels que :

Fumer Tue...


 mais aussi des spots publicitaires, montrant des personnes cancéreuses ou atteintes de maladies graves et malheureusement très souvent incurables. Ces spots peuvent choquer certaines personnes, mais certaines ont du prendre conscience des risques encourus.





b) Conséquences

L'augmentation du prix des cigarettes n'a pas réduit le nombre de morts dues au tabac. Nous avons effectué des recherches afin d?évaluer le nombre de vies humaines gâchées.
Les chiffres :
 

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/362.pdf


« Le tabac tue 65000 personnes en France par cancer, maladies cardio-vasculaires ou maladies respiratoires. 10 fumeurs passifs meurent chaque jours en France : en effet, 3000 personnes exposées au tabac par leur entourage sont tuées chaque années. 20 années de vie en moins sont comptées pour les fumeurs : parmi les jeunes ayant commencé à fumer dès leur adolescence, un quart décèderont avant 65 ans. Une autre récente étude montre qu?entre 2000 et 2019 l?accroissement du taux de mortalité par cancer du poumon en France chez les femmes (qui elles, fument de plus en plus) sera de 103 %, soit un doublement ! Le nombre de décès par cancer du poumon, chez les femmes françaises en 2015-2019, devrait, selon cette étude, approcher les 11800 décès annuels.
http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=405

 
Répartition du nombre de décès suivant les principales maladies liées à l'usage du tabac en 1995

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/362.pdf

    c) Un nouveau décret

Afin de réduire le nombre de maladies, et donc le nombre de décès du à la consommation de tabac, le gouvernement a décidé en octobre 2006, d'interdire de fumer dans tous les lieux publics dès janvier 2007, excepté les bars, les tabacs et les discothèques (qui eux disposent de deux ans supplémentaires avant que cette mesure ne les concerne).

Ce décret a ouvert un débat au sein de la population française. Certains se disent pour cette interdiction avec pour arguments : la protection de la santé publique, la lutte contre le tabagisme passif, la dangerosité du tabac, et la référence au cancer ; la dépendance identique aux autres drogues, la protection des personnes fragiles (femmes enceintes, personnes âgées, enfants, et personnes sujettes a des problèmes respiratoires), le gêne occasionné par le tabac, tel que le plaisir gâché d?être dans un lieu enfumé, l'odeur sur les vêtements, les conséquences sur les voies respiratoires et les yeux.
D'autres, en majorité des fumeurs, se disent contre ce décret avec le principal argument que cette interdiction serait une atteinte  à la liberté individuelle. Les fumeurs expriment un certain malaise, l'impression d'être stigmatisé, la peur d'une discrimination et le fait qu'ils subissent déjà l'augmentation du prix du tabac.
Au niveau économique, cette mesure pourrait entraîner des conséquences défavorables aux buralistes, aux patrons des bars restaurants.
Certains, ne sont pas totalement pour ni contre, ils pensent que le gouvernement devrait laisser le choix aux professionnels de cibler leur clientèle, de créer de véritables espacées séparés ou clos, de mettre en place des extracteurs de fumée efficaces. Malgré tout, à la plupart des entrées des établissements (scolaires, restaurants etc.) ,nous pouvons voir des images telles que :

 

mais également des écriteaux indiquant que c'est un « établissement non fumeurs ».




II - Le débat


a)    L'ouverture


    Nous avons commencé ce débat en exposant différents points de vue à l'égard de ce décret, entre autres celui des buralistes. Laurianne a approfondi ce point en nous montrant une lettre ouverte d'un de ces commerçants dénonçant cette mesure comme une atteinte aux libertés individuelles, une mise en péril des espaces de détente et de convivialité et un excès d?infantilisation de la part de l'Etat. Cette lettre ouverte est signée par la Confédération des buralistes, avec comme références leur site officiel : http://www.libertecivile.com




b) Les mots-clefs :


Tout au long du débat, nous avons répété plusieurs mots, ou groupes nominaux, que monsieur Arnal a jugé bon de nous faire noter. Ces mots, étant importants, nous devions, afin de traiter correctement à propos du débat, en connaitre la signification.

Les voici :

- Buraliste(s)
- Tabagisme actif et passif
- Lobby (lobbying)
- Santé publique (Considération de l?intérêt général)
- Dépendance, accoutumance
- Addiction,
- prohibition

- « Tabacologue »




c) Les questions et certaines réponses



Afin d'ouvrir le débat, chacun a posé les questions qui le préoccupaient, malheureusement nous n'avons pu répondre à toutes.
Ces questions, restées en suspens, étant :
 
-    Une prohibition totale du tabac serait-elle une bonne chose ?
-    Que va-t-il se passer dans ce cas là ?
-    Pourquoi ne pas attendre le respect total de la loi Evin avant d'installer l'interdiction totale ?
-    Si vos parents fument, souffrez-vous du tabagisme passif ?
-    Est-ce que la France est sous l'influence des autres pays européens ?
-    L'interdiction marchera-t-elle en France (comparée à nos voisins européens) ?
-    Les fumeurs ont-ils une attitude citoyenne, civique ?


Mis à part ces questions, nous avons pu répondre à bon nombre d'entre elles, sans même, parfois, que la présidente du débat (ici, Fanny) n'ait à les poser.

Camille nous avait ouvertement demandé, entre l'avis des buralistes et l'intérêt général, que faut-il choisir. La présidente a jugé bon de commencer ce débat qui s'avérera animé. Tous n'avaient pas vraiment d'avis fixe, c'est-à-dire que le sort des buralistes nous préoccupait autant que notre santé, notre bien-être ; l'intérêt général.

L'avis, nous l'avons remarqué dépend des personnes, le plus souvent à cause de (ou grâce à) la diversité des élèves. En effet, à l'issue d'un vote, que monsieur Arnal a élaboré (où il jugea bon de ne pas assister), nous avons pu constater que notre groupe de 16 personnes compte (ou comptait) 6 élèves qui n'ont jamais fumé, 7 qui ont essayé mais ne fument pas, 2 fumeuses occasionnelles, et une seule et dernière personne, fumeuse régulière. Grâce à une question de Samantha, nous avons pu parler des trafics existant avec les pays voisins, à propos du tabac. Ces trafics qui augmenteront, d'après nous, si une prohibition totale était prononcée.

La présidente nous a alors posé une question, posée par notre professeur quelques minutes auparavant : l'opinion publique est-elle favorable à ces mesures anti-tabac ?
 Sur cette interrogation, la classe a été partagée : un petit groupe étant très favorables à ces mesures prises par le gouvernement, et un groupe plus important qui déplorait l'interdiction de la cigarette dans les discothèques, bars et tabac (qui, rappelons-nous, ne seront touchées par cette interdiction, dans deux ans).
Les questions auxquelles nous avons répondu (ou tout du moins tenté de répondre) étaient plus personnelles ; telles que : pourquoi et comment commence-t-on à fumer (cette demande nous concernait plutôt en tant qu'adolescents), mais aussi : pourquoi fume-t-on au lycée ?
Mais encore le regard des jeunes et de la société sur le tabac a-t-il changé ? Il est vrai que nous répondions à toutes ces questions dans le désordre mais chaque question nous menait à en repartir sur d'autres.

A la premières question, la plupart des élèves ont répondu par l'affirmative que fumer était aujourd'hui une mode, un moyen d'être comme les autres, de faire comme les amis. D'autres ont ajouté que nos fréquentations pouvaient joué sur le fait de fumer, au contraire de ne jamais avoir toucher à une cigarette, ou encore d'avoir juste essayé. Nous en avons également conclu que pour l'adolescent, la première cigarette est une prise de risques, une forme de contester les ordres, les interdictions données par les adultes.

    

  

III Bilan personnel




a)    Bilan de Lorraine


Personnellement j'approuve la Loi Evin, interdisant de fumer dans certains lieux publics tels que les transports en communs, qui sont clos. Mais je pense qu'interdire cette consommation dans les restaurants, les bars-tabac, les discothèques et les lycées est excessif.
Premièrement, chaque restaurant était constitué de deux zones séparant fumeurs/non-fumeurs. Certes cette séparation n'était pas concrète dans la plupart. Je pense donc que l?interdiction totale n'est pas nécessaire mais je serais d'avis à ce que chaque restaurant construise, ou sépare totalement ces deux zones, en introduisant un extracteur de fumée dans la zone fumeur.
Deuxièmement pour les bar-tabacs, je pense qu'une telle décision est défavorable pour les buralistes. Cela ne ferait que diminuer leur chiffre d'affaires concernant les ventes et l'usage du tabac dans leur locaux.
Troisièmement, concernant les discothèques, je pense que lorsque l'on y va, on connaît les risques que l'on prend en s'enfumant dans un tel lieu clos.
Pour finir, cette mesure prise dans les lycées tels que le notre est, selon moi, une prise de risque inutile. A chaque récréation ou intercours, les élèves fumeurs n'ont qu'à parcourir quelques mètres supplémentaires pour fumer devant le lycée. Cette nouveauté ne réduit pas le nombre de fumeurs et est similaires aux changements à maintes reprises, de zone fumeur.
 
Dans notre cas, tout les élèves et professeurs se retrouvent en dehors de l'enceinte du lycée et certains sont sur la route. Or j'ai déjà eu l'occasion de remarquer qu'un grand nombre de conducteurs ne ralentissaient pas lorsqu'ils passaient devant l'entrée principale, d'où le risque d'un accident probable.

D'autre part je pense que chacun est capable de décider s'il veut mettre sa santé en péril ou non. Il en est de même pour les dirigeants de café, restaurants, qui, d'après moi, devraient avoir le choix entre créer un nouvel espace fumeur ou bien au contraire interdire quelconque consommation de tabac dans ses locaux.





b)  Bilan de Zoé

A mon avis, la loi Evin était une très bonne idée, seulement le nouveau décret imposé aujourd'hui est trop strict. Je pense que le gouvernement aurait du prendre certaines disposions, comme laisser le choix au patrons, dirigeants de faire de leur établissement une zone strictement fumeuse ou non. Ou pour ceux qui le souhaitent, créer deux espaces vraiment distincts, l'un fumeurs, l'autre non, sans que la zone non fumeurs n'ait à subir les fumées nocives de leurs congénères, en installant des extracteurs de fumées performants (les sanctions étant lourdes si ces mesures n?étaient pas respectées). Je ne pense pas que la prohibition totale du tabac serait possible en France : trop de personnes se révolteraient, à cause du manque de libertés etc. Les trafics n'en seraient que trop importants et ingérables pour les autorités françaises. La cigarette est ancrée dans notre génération, personnellement j'avais l'habitude de voir des zones fumeurs/non-fumeurs, le fait étant que je suis née quand la loi était déjà appliquée. Je regrette que les bars, tabacs et discothèques soient concernés par ces mesures de restriction (même si elles ne seront appliquées que dans 2 ans). Je pense que les fumeurs (malgré que je n'en sois pas une), ont, dans des endroits de détente comme ceux-ci, besoin de se retrouver, de fumer "leurs clopes". Il est vrai que les personnes fragiles vis-à-vis de la fumée n'ont pas à subir ces "agressions", laissons le choix alors aux patrons de cibler leur clientèle, d'employer un personnel d'accord ou non avec le fait de respirer ces gaz nocifs. Chacun est alors responsable de sa santé.

Je sais pertinemment que de telles mesures sont impossibles, il faudrait d'abord changer les lois, supprimer des emplois etc. Mais disons que le monde est susceptible de changer ! Dans tous les cas, je suis sûre que si nous, ados de 15/16 voir 17 ans étions nés à une époque, où, l'interdiction du tabac dans tous les lieux publics avait déjà été appliquée depuis longtemps, nous n'aurions pas eu à avoir ce débat, pas eu à parler de cigarettes, pas eu à parler de tous ces gens qui meurent chaque jour, surtout ceux qui n'ont jamais touché une cigarette de leur vie, qui en ont juste respiré les fumées trop souvent ? et trop longtemps. Le bilan est assez triste mais la réalité l'est d'autant plus.

Pour répondre à votre question monsieur Arnal, un fumeur peut avoir ou non une attitude citoyenne selon là où il fume, à côté de qui, où il jette ses mégots. S'il respecte l'environnement, les personnes qui sont autour de lui, alors oui cette personne a un comportement civique.
Moi qui subis parfois la fumée des cigarettes de ma mère, je ne pense pas vraiment au risques (qui restent assez minimes quand même), que j'encoure. Je réfléchis plutôt à comment cette société en est arrivée là, avec un nombre de morts (toujours lié au tabac) pharaonique.

Il m'arrive de rêver à un monde où la cigarette n'aura été qu'un mauvais souvenir. Oui, un très beau rêve.  

Par Lorraine et Zoé - Publié dans : Archives bilans ECJS 2007 seconde 1
Voir les 6 commentaires

au hasard...

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus