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Samedi 7 juin 2008

Et le point de vue des professeurs de SVT sur la sortie ??? Le voici, grâce à ces très beaux clichés de Mme Villeneuve, une des organisatrices de cette sortie scolaire...

William surpris en train de recevoir l'aide précieuse de son professeur, à sa plus grande joie



Contemplez un grand scientifique à l'oeuvre...

Résultat garanti : l'auditoire, à l'image de Brice, est subjugué

Mais Jessy n'est pas dupe, il a trouvé la faille... !

A Saint-Crépin, l'ambiance est très studieuse...




Le lendemain, au Chenaillet, elle est plutôt morose...

Mais cela n'empêche pas quelques photographies artistiques...

Retour à une configuration plus habituelle...


par Marie-Noëlle Villeneuve - Gilles Sabatier publié dans : Première S1
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Mercredi 4 juin 2008

De bien belles images lors de la randonnée vers le Chenaillet signées Thanousson, qui préfère, qu'elles parlent à chacun selon ses propres souvenirs... Merci Thanousson !








par Thanousson T.N.K publié dans : Première S1
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Samedi 31 mai 2008

Le programme du deuxième jour s'annonçait chargé avec la découverte du très remarquable Chenaillet, susceptible de nous en apprendre beaucoup sur la fomation de la lithosphère océanique. Ce massif est, en effet, un monument géologique à ciel ouvert, puisqu'il s'agit d'un ancien volcan maritime, trônant aujourd'hui à plus de 2000 mètres d'altitude.
 Le réveil matinal nous laissa découvrir un ciel bas et une pluie battante. Triste perspective pour notre randonnée.
Mais, accalmie oblige, nous prîmes la direction du col de l'Izoard pour rejoindre le village de Cervières, à 1600 mètres d'altitude.

Sous la conduite de nos guides, nous entreprenons alors l'ascension... parapluie à portée de mains


Dès les premières dénivellations, Mme Villeneuve démontre qu'elle est une redoutable randonneuse et donne le bon exemple à l'ensemble du groupe !

Quant aux élèves, ils bravent sans la moindre hésitation les éléments déchaînés...
Certains, à l'instar de Thanousson, sont attirés par la force du courant malgré les dissuasions de leur professeur bienvaillant

En prenant un peu de hauteur, nous nous rendons compte de l'ampleur des précipitations qui ont marqué la plaine du Bourget. La Cerveyrette, petit cours d'eau tranquille en cette saison, est en ébullition, nourrie par les pluies incessantes et la fonte des glaces d'altitude.

Cela donne ce paysage de débâcle, très inhabituel à quelques jours de l'été !

L'horizon se bouche, les montagnes sont assaillies de nuages denses et gorgés d'humidité... et le déluge reprend, à notre plus grande déception. L'ascension du Chenaillet n'aura pas lieu. Nous nous contenterons de l'observer d'un oeil plus ou moins brouillé par les gouttes d'eau de plus en plus denses.

Il nous faudra aussi procéder au prèlevement de quelques échantillons pour pouvoir les faire parler à l'abri, dans notre centre d'hébergement qui servira de refuge, mais à basse altitude.

Là encore, les plus beaux spécimens se retrouvent dans les mains des élèves

ou de leur professeur qui devra solliciter les services d'un sherpa, corvéable à merci, pour ramener ces trésors dans le Forez

Pascal profite d'un arrêt momentané de la pluie pour expliquer ce qu'est la variolite : la surface de certains pillow lava présente des sortes de petites bulles blanches. Il s'agit de feldspaths qui résultent de la cristallisation rapide du magma en contact avec l'eau. Selon Pascal, avoir une pierre de variolite permet de garder près de soi la personne de son coeur, explication qui a l'air de ravir Tiane et Pauline.

Le soin apporté à la collecte des roches est tel, que Jessy procède à de véritables ablutions pour son trésor. Un voilà un qui sacrifie tout à la science... 
 
Mais le tonnerre gronde, la pluie redouble. Et, il nous faut définitivement quitter ces hauts sommets particulièrement chargés.

La fin de notre périple se déroulera dans une configuration beaucoup moins dépaysante, celle d'une pièce du centre d'hébergement de La Salle-Les Alpes transformée d'abord en réfectoire puis en salle de classe... Et cela après avoir tutoyé les sommets, quelle frustration !



Espérons que les élèves gardent toutefois un excellent souvenir de cette sortie géologie, à la fois, pour enrichir leurs cours de SVT et aussi leur vie de groupe... Une telle expérience laisse de toutes façons toujours des traces, et pas simplement, dans les roches.

par Gilles Sabatier publié dans : Première S1
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Samedi 31 mai 2008

Nous voici au moment charnière de notre périple géologique... Après la découverte des roches, nous entreprenons dans la soirée du 28 mai la découverte de la nature humaine. Tout un programme !

Commençons par nos téméraires garçons de S2 et de S1 passionnés par une confrontation sur d'autres terres (battues)... bientôt remplacés par de jeunes filles qui ont en commun une vision optimiste de l'existence...

D'autres préfèrent l'exercice physique, notamment Thanousson, Pauline et Hugo dont le talent offensif mériterait aussi une sélection en équipe nationale...  

Pour d'autres, il s'agit de partager la même table pour s'affronter dans un jeu de dextérité visuelle

Enfin, certains profitent très intensément de ces moments de repos et de détente, annonciateurs d'une nuit calme et réparatrice (grâce à la participation amicale d'un très sympathique marchand de sable), propice à préparer la randonnée du lendemain
par Gilles Sabatier publié dans : Première S1
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Vendredi 30 mai 2008

Deux classes de Première scientifique ont eu l'opportunité d'un court séjour dans les Hautes-Alpes pour mettre en application sur le terrain leurs connaissances en géologie, dans le cadre du programme de SVT. Cette sortie concoctée par Mme Villeneuve et Mme Brun a réuni 63 élèves issus des classes de S1 (une pensée pour Zoé et Tristan absents) et S2 (une deuxième pensée pour  Catherine et Florine absentes aussi).

Après un départ aux aurores, nous arrivons avec une précision d'horloger, qui ne se démentira pas pendant deux jours, dans le Briançonnais et sommes accueillis par nos deux guides géologues, Emilie et Pascal.

Un premier travail attend nos élèves, à peine sortis du car : prélever 4 types de roches différentes au lieu dit Granon, dans le massif des Ecrins. 

Les consignes bien comprises, les élèves se mettent en quête, au prix d'escalades les plus folles !

Mais le résultat est à la hauteur... William nous montre son magnifique échantillonnage !

Alors que la pluie fait une première apparition, nous apprenons néanmoins qu'à  la fin de l'ère primaire, le climat du Briançonnais était chaud et humide... tout simplement parce que le Briançonnais était situé près de l'Equateur !!!  


Après une rapide traversée de la ville de Briançon qui dut sa renommée au célèbre Vauban, responsable de l'immense chantier des places fortes aux frontières du royaume de Louis XIV (à ne pas confondre avec Charlemagne), nous débouchons sur un nouveau cours d'eau fort agité, la Durance.. au coeur du val (grande vallée). A Prelles, nous nous rendons vers un tunnel qui permettra aux élèves de découvrir les facettes de la division continentale, à l'origine de la naissance des continents africain et européen. 
  Pour Hugo, le toucher de roche n'a pas de secret !

Grâce à un Pascal rayonnant, les roches parlent... les élèves écoutent...

et travaillent leur modélisation pour reconstituer le paléoenvironnement à partir de leurs observations 

En sortant du tunnel, l'histoire de la seconde guerre mondiale surgit et nous rappelle les actions de résistance, lorsque la résistance intérieure prêta main forte aux armées de libération débarquées en Provence, le 15 août 1944. Ici, une plaque honore l'héroïsme d'un Franc Tireur et Partisan Français, Fred Mondet.


Notre périple se poursuit dans le Val de Durance, après une pause casse-croûte bien méritée... Direction la carrière de Barrachin pour en savoir plus sur la rupture continentale et l'océanisation. C'est Charline qui reçoit les explications avisées de Pascal, qui suscitent également tout l'intérêt de Brice (à l'arrière plan).

 La carrière de Barrachin, si elle raconte l'histoire de notre planète,  marque aussi le début d'une vocation : celle de Chloé qui doutait de ses talents de dessinatrice et qui sut dépasser ses appréhensions dans ce lieu ! Nul doute que tout ce travail restera lui aussi, à sa manière, gravé dans la pierre.
 

Pour terminer cette journée riche, nous nous dirigeons vers Saint Crépin, célèbre non pour une quelconque spécialité gastronomique mais par sa "série" géologique (qui précisons le tout de suite, à l'attention notamment du public féminin n'est pas la même que celle que l'on trouve à Marseille).

Pour bien connaître la nature de la roche et y découvrir une éventuelle trace de calcaire, Clément et Cindy procèdent à une opération très délicate : verser quelques gouttes d'acide chlorydrique (H+ et Cl-). Quel duo de physiciens !

Et pour vérifier si tout avait été bien enregistré, Pascal proposa un dernier travail de modélisation, sous la férule bienvaillante de Mme Villeneuve, qui aida certaines âmes égarées dans les sédimentations !


Et c'est ainsi que nous laissâmes derrière nous un Val de Durance enfin épargné par la pluie, pour rejoindre notre hébergement à La Salle Les Alpes.  
par Gilles Sabatier publié dans : Première S1
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Mercredi 21 novembre 2007

Voici une proposition de réponse organisée sur le sujet : Quelles réactions suscite la mise en place de la révolution industrielle en France de 1860 à 1920 ? 

Ce travail a été réalisé en classe en temps limité et a fait l'objet d'une correction avec l'avis des autres élèves. Merci beaucoup à Cindy... Toutes les critiques et les compléments sont les bienvenus.

En France, lors de la période de l’industrialisation du milieu du XIXème au début du XXème siècle, on constate que beaucoup d’auteurs pensent que la société est inégalitaire. Certains l’acceptent, d’autres condamnent cette société. Quelles réactions suscite la mise en place de la société industrielle en France ?
 
Les libéraux et les traditionalistes ont des idéologies différentes mais qui toutes les deux favorisent le travail. Les libéraux, comme Henri Schneider, sont les seuls à accepter cette société inégalitaire à la fin du XIXème siècle. En effet, pour eux, il ne faut pas limiter la durée de travail, les ouvriers doivent accepter leurs conditions et rejeter les socialistes en encourageant le travail. Pour atteindre ces objectifs, les employeurs comme Alphonse de Rothschild pensent qu’il faut détourner leurs ouvriers des vices, rejeter l’intervention de l’état et défendre la liberté du travail. Au contraire, les traditionalistes refusent cette société dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Leurs objectifs sont de revenir avant la révolution française et de restaurer l’obligation de travailler. Pour arriver à ceci, les traditionalistes ont deux moyens : utiliser la force par l’état et créer une entente ouvriers/patrons comme le dit Frédéric Le Play « l’entente mutuelle des populations ouvrières et des personnes qui dirigent les entreprises ».
 
Les syndicalistes, socialistes réformistes et révolutionnaire ont la même position, celle de condamner cette société inégalitaire. Pour les trois idéologies les ouvriers doivent bénéficier de meilleures conditions de vie et de travail. Les ouvriers doivent être unis et il faut une réorganisation sociale à partir des syndicats, ce sont les objectifs des syndicalistes, comme la CGT créée en 1895. La grève est un moyen de contester cette société, ainsi que l’idée de remplacer les patrons par les syndicats. Les socialistes réformistes comme Jaurès à la fin du XIXe siècle veulent donner des droits économiques aux ouvriers, les libérer de la soumission aux patrons et faire respecter le droit de grève. Pour eux il y a deux moyens d’y arriver : faire des réformes et respecter la république. Les socialistes révolutionnaires comme Monthéus et son chant La jeune garde (1920) ne veulent plus de différences entre les différentes classes sociales, ils veulent que les ouvriers prennent la place des patrons. Faire la révolution, la création d’une internationale (regroupant tous les ouvriers du monde entier) et mettre en place de la dictature du prolétariat (prise du pouvoir par les ouvriers qui imposeront leurs lois aux patrons) sont leurs moyens d’action.

               Malgré des idéologies différentes, tous les auteurs font le même constat : sous l’influence de l’industrialisation, la société française s’est transformée et a accentué les inégalités entre les classes. Mais les réactions n’ont pas été identiques, allant de l’acceptation au rejet.
par Cindy P. publié dans : Première S1
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